Venues d'Asie il y a de cela entre 12000 et 30000 ans, les premières nations qui s'établissent en Amérique du Nord adoptent, jusqu'au début du XIXe siècle, un mode de vie étroitement lié aux ressources naturelles dont elles tirent leur subsistance.
L'apparition du cheval entraîne certaines nations vers les Plaines. Ces tribus abandonnent l'agriculture pour se convertir au nomadisme et s'adonner presque exclusivement à la chasse aux bisons. Celles qui se sont enracinées dans les forêts de l'Est vivent de chasse et de cueillette. Au Sud-Est, elles cultivent le maïs et les courges. Les nations fixées sur les côtes de l'Atlantique et du Pacifique se nourrissent avant tout du produit de la pêche, et ainsi de suite. Toutes partagent une relation profondément spirituelle avec la nature.
L'arrivée des Européens, avec leurs armes à feu, leurs maladies contagieuses, leurs appétits insatiables pour la propriété terrienne et son exploitation, bouleverse radicalement la vie des autochtones. Leur nombre décline rapidement. Dépouillées de leurs terres ancestrales et rassemblées dans des réserves, les tribus dépendent bientôt presque entièrement de l'aide gouvernementale. On force les petits Indiens à fréquenter des écoles, gérées par des congrégations religieuses, pour les européaniser. Beaucoup d'entre eux perdent contact avec leur culture et leur mode de vie traditionnels.
Aujourd'hui, les communautés autochtones d'Amérique du Nord font face à d'épineux problèmes, notamment des taux de criminalité, d'alcoolisme et de toxicomanie supérieurs à la moyenne. La pauvreté au sein des réserves est endémique. Des sommités autochtones affirment que les premières nations doivent revenir à leurs anciens modes de vie dans la mesure du possible. C'est en assumant pleinement leur culture, leur langage et leur spiritualité, disent-ils, que les peuples autochtones recouvreront la liberté.