
Le canot d'écorce constitue le meilleur mode de transport possible pour la région des Grands Lacs. Cette embarcation ultra légère est en effet assez solide pour affronter les rapides les plus tumultueux, tout en étant facile à manier par une personne seule. Les Ottawas, nation marchande dont l'économie dépend de la traite des fourrures pendant près de deux siècles, sont d'habiles fabricants de canots d'écorce.
Une équipe composée d'un homme et d'une femme met deux semaines à construire un canot d'écorce. On taille d'abord des plaques d'écorce à même les troncs de bouleaux blancs et on les enroule ensemble pour en simplifier le transport.
On étale d'abord les plaques d'écorce côte à côte sur un endroit plat, puis on centre un plat-bord sur celles-ci. On replie ensuite l'écorce autour du plat-bord pour lui donner forme de coque. Cela fait, on s'assure que le fond du canot reste en place en y empilant des pierres. Puis on plante des piquets du côté externe de l'écorce pour qu'elle garde sa forme tout en élevant le plat-bord à sa position finale. On fixe alors celui-ci de manière permanente avec des racines d'épinette. On doit maintenant coudre les joints et les calfater d'un mélange de graisse d'animal et de résine d'épinette et de pin.
L'étape suivante consiste à recouvrir l'intérieur du canot de minces lattes de cèdre retenues par des nervures de bois que l'on coince en place à coups de maillet de bois dur. Les nervures sont généralement faites de cèdre et recourbées à la vapeur. Pour terminer, on dessine une effigie de l'animal totem de son clan sur la surface extérieure du canot. L'embarcation est maintenant prête pour le lancement.
Pour en apprendre davantage
© Les productions Galafilm inc. Tous droits réservés
|
 |

|